Ode aux gens de l’IUCPQ

Contribution spéciale de Carl Boivin, Directeur Général, Audi Lévis.

On entend souvent parler que notre système de santé est malade. Certes, les délais dans les urgences et la difficulté qu’ont les gens à avoir un médecin de famille en témoignent.

Par contre, on ne réalise pas à quel point nous avons un système de santé extraordinaire, tant que tu n’es pas ’embarqué dans la machine’.

Il y a bientôt 7 semaines, je subissais une opération à cœur ouvert à l’IUCPQ. En effet, l’an dernier, mon cœur affichait 215 battements par minutes en marchant sur mon tapis roulant. Après avoir contacté mon médecin de famille, j’ai subit suite à des tests, une coronarographie le 16 octobre 2016 afin d’apposer un tuteur. On nous apprend que ma valve aortique est composée de 2 feuillets plutôt que 3 (problème à la naissance que je suis au courant depuis une dizaine d’années seulement) et qu’elle sera à surveiller éventuellement, son ouverture étant plus petite que la norme de 3cm.

Plusieurs mois plus tard, alors que je devais me sentir beaucoup mieux suite à cette intervention, je lève la main à nouveau, demandant à repasser des tests, cette fois-ci, à l’IUCPQ. C’est le 15 septembre dernier que notre vie a été chamboulée. Sur place pour un tapis roulant au nucléaire, tout branché, le cardiologue Dr. Jean-Pierre Déry place son stéthoscope sur ma poitrine. Il m’annonce qu’il est hors de question que j’embarque sur le tapis, ayant un méchant problème de valve. Il m’envoie plutôt en échographie cardiaque to the go. Imaginez… je suis là, à l’hôpital, avec médecins et infirmières et no way que j’embarque sur le tapis… pas très rassurant! Mon souvenir à ce moment: ma tête fait le plein de panique et de stress. Je réfléchis, je contacte ma conjointe pour l’aviser de ce qui se passe en lui disant de ne pas venir me rejoindre inutilement car elle est au travail et je m’en vais réfléchir à la cafétéria de l’hôpital. Croyez-vous qu’elle est demeurée au travail?…

Les résultats sont saisissants, ma valve aortique démontre une ouverture de 0,85cm qui est maintenant critique et sévère (souvenez-vous que la norme est de 3cm). Imaginez l’arrosoir de votre maison que vous tordez en deux pour avoir un petit débit ou aucun débit…C’est ce qui se passe dans mon corps. Je dois subir une intervention rapidement pour éviter le pire. ‘J’entre ainsi dans le système’ à l’IUCPQ.

2 semaines plus tard, j’entre à l’hôpital avec ma valise, puisque j’y resterai jusqu’à mon opération. Je sais pas si vous savez, mais réaliser que tu dois tout faire ce que tu as à faire en deux semaines parce que tu seras au minimum 3 mois à ne rien pouvoir faire, ça va très vite dans ta tête. Hiverner maison, chalet, sortir le bateau, le quai, régler les papiers pour le travail, la voiture, etc. On oublie les voyages et les plans d’automne!

Après la dite coronaro avec Dr. Déry pour vérifier si les artères sont corrects avant l’étape suivante, l’opération, je passe trois jours à l’hôpital dans ma chambre à réfléchir. Tsé, tu es hospitalisé mais n’est pas ‘malade’, le temps peut être long pas à peu près! Et attendre de savoir quand tu subiras une aussi grande opération, c’est loooooooooong. J’occupais mon temps à me renseigner quel type de valve je souhaitais obtenir: mécanique ou biologique (de cochon). Chacune comporte des pour et des contres.

Puis, un chirurgien cardiaque vient me rencontrer en me proposant la méthode Ross. Une intervention révolutionnaire qui s’applique à un certain type de candidats, dont clairement je fais partie. Il s’agit de prélever ma propre valve pulmonaire et la placer en position aortique, puis effectuer une homogreffe d’une valve pulmonaire dite cadavérique… oui oui, cadavérique… ça donne la chair de poule. Un seul chirurgien pratique cette intervention ici à Québec: Dr. Jean Perron.

Bref, c’est finalement le 26 octobre que l’opération a eu lieu. Le matin où tu pars pour l’opération, tu veux paraitre fort mais l’émotivité est venue me heurter, ma seule pensée: me réveiller. Une interminable attente de 8h pour ma conjointe du moment où elle m’a suivi au bloc opératoire jusqu’à ce que Dr. Perron vienne la voir pour la rassurer que l’intervention s’était SUPER bien déroulée. Qu’il a pu effectuer la méthode Ross sans problème (parce que tu sais pas tant qu’il t’a pas ouvert tsé!) car ta valve pulmonaire doit être parfaite pour la mettre en position aortique.

Et c’est à partir de ce moment que tu réalises à quel point les gens du département de cardiologie sont absolument extraordinaires! Du brancardier, aux préposés aux bénéficiaires, aux infirmiers et infirmières, à la nutritionniste, aux docteurs qui passent chaque jour. Gentils, passionnés par leur métier, accommodants, sympathiques, doux et compréhensifs, professionnels, et je pourrais continuer longuement comme ceci. J’étais tellement bien traité qu’ils m’ont offert de sortir le 4e jour et j’ai refusé! Ha ha ha!

Je vous dirais même qu’on a quitté le 3e étage de l’hôpital le 5e jour avec même un léger pincement au cœur en faisant un petit arrêt devant la réception du département pour leur dire Bravo et Merci. Honnêtement, je souhaite de tout cœur ne plus avoir à côtoyer ces gens dans le même contexte. Mais je souhaite tout de même les remercier du fond du cœur pour leur travail incroyable et d’avoir été aussi gentils avec moi mais également avec ma conjointe, qui traversais son lot d’émotions également dans toute cette épreuve.

Merci à Dr. Déry pour la rapidité d’action. Merci à Dr. Perron d’être juste extraordinaire. Deux médecins très humain! C’est fou ce que ta perspective change quand tu passes par une telle épreuve. Matin, jour, soir, ils sont tellement toujours là que tu te demandes quand ils arrivent à voir leur famille et à dormir! Mais chaque visite, Dr. Perron est souriant, de bonne humeur et content de voir la progression de l’état de ses patients en post-op. Il m’a d’ailleurs confié qu’il était grand temps que je passe sous le bistouri… ma valve était vraiment malade, en plus d’un amas de calcaire qui obstruait davantage l’ouverture.

Maintenant, grâce à toutes ces personnes extraordinaires, j’ai une deuxième chance et je vais la prendre avec grand bonheur. Presque 7 semaines plus tard, je prends du mieux et commence à sentir la différence incroyable sur mon cœur.

Gens de l’IUCPQ, encore MERCI!

 

 

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